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Bourgogne-Franche-Comté : Mieux comprendre le handicap psychique pour mieux accompagner les jeunes vers et dans l'emploi

Une journée régionale du PRITH pour rappeler que les solutions de compensation existent

PRITH

Santé mentale et handicap psychique : un enjeu croissant

La santé mentale des jeunes est aujourd'hui un enjeu majeur de santé publique. La progression des troubles psychiques, particulièrement chez les jeunes adultes, interroge directement les acteurs de l'emploi, de la formation et de l'insertion. Pourtant, si les conséquences d'un handicap moteur sont désormais largement prises en compte dans les organisations de travail, le handicap psychique demeure encore trop souvent méconnu, alors même qu'il peut, lui aussi, être compensé.

C'est pour faire évoluer les pratiques que le Plan régional d'insertion des travailleurs handicapés (PRITH) Bourgogne-Franche-Comté (financé par l’Etat, l’Agefiph et le FIPHFP) a organisé, le 9 juin 2026 à Dolexpo, une journée régionale consacrée à l'accompagnement des jeunes confrontés aux problématiques de santé mentale et de handicap psychique*. Plus de 200 professionnels de l'emploi, de la formation, de l'insertion et du secteur médico-social ont participé à cette rencontre.

*55 % des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà été affectés par un problème de santé mentale (source : Odoxa/Mutualité française, septembre 2024).

Comprendre pour mieux agir

La première ambition de cette journée était de mieux distinguer les notions de santé mentale et de handicap psychique. Si les troubles psychiques peuvent être temporaires ou durables, certaines situations relèvent bien du handicap et nécessitent alors des mesures de compensation permettant à la personne de poursuivre son parcours de formation ou son activité professionnelle dans les meilleures conditions.

Plusieurs témoignages de jeunes en situation de handicap, accompagnés de leur référent de parcours ont illustré la nécessité de dépasser les préjugés encore trop importants quand il s’agit d’évoquer la santé mentale en milieu de travail.
Au-delà de cette clarification, les échanges ont surtout permis de rappeler un message essentiel : les employeurs publics comme privés ne sont pas seuls face à ces situations. Grâce aux dispositifs soutenus par le FIPHFP et l'Agefiph, ils peuvent s'appuyer sur des professionnels capables de réaliser des diagnostics, d'identifier les besoins de compensation et de mettre en place des accompagnements adaptés, qu'ils soient ponctuels lors d'une prise de poste ou d'un retour à l'emploi, ou plus durables lorsque la situation le nécessite.

Le rôle clé des encadrants

Les intervenants ont également souligné le rôle déterminant des encadrants et des collectifs de travail. Fatigue inhabituelle, erreurs répétées, changement de comportement ou difficultés relationnelles ne traduisent pas nécessairement un manque d'implication. Ces signaux peuvent révéler une fragilité psychique. Les repérer, engager le dialogue et orienter la personne vers les ressources adaptées constituent aujourd'hui un levier essentiel pour prévenir les ruptures de parcours.

Parmi les interventions, le CREAI de Dijon a pu présenter son dispositif  de soutien au développement de la pair-aidance* via une offre de formation gratuite (devenir pair-aidant et devenir référent pair-aidant).

Le FIPHFP soutient le recours à la pair-aidance en milieu de travail , véritable levier d’insertion et de maintien durable en emploi. Un guide dédié à la pair-aidance en santé mentale est proposé.
 
Tout au long de la journée, les participants ont pu découvrir les dispositifs existants grâce à un forum réunissant une quinzaine de structures spécialisées et à plusieurs ateliers thématiques. L'objectif était de rendre plus lisibles les solutions mobilisables et de renforcer les coopérations entre les acteurs du territoire.

Structurer une politique handicap pour agir durablement

Partenaire du PRITH aux côtés de l'État et de l'Agefiph, le FIPHFP était pleinement mobilisé lors de cette rencontre. À l'heure où les problématiques de santé mentale progressent, cette journée rappelle qu'au-delà du soin, des solutions d'accompagnement et de compensation existent pour sécuriser les parcours professionnels.

Mais ces solutions ne peuvent être pleinement efficaces que si elles s'inscrivent dans une organisation du travail capable de les mobiliser. Sensibiliser les encadrants et les collectifs de travail, structurer une politique handicap, identifier des référents, favoriser le dialogue avec les agents et savoir orienter vers les bons dispositifs sont autant de conditions pour agir rapidement lorsqu'une situation de fragilité apparaît. C'est cette capacité des employeurs à repérer, comprendre et mobiliser les ressources proposées notamment par le FIPHFP et l'Agefiph qui permettra de rendre les organisations plus agiles face aux enjeux de santé de leurs personnels et de sécuriser durablement les parcours professionnels.

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