Le 4 décembre 2025, à la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône, une trentaine d’employeurs publics se sont réunis à l’invitation du sous-préfet Olivier Tainturier, également sous-préfet référent handicap pour le département de Saône-et-Loire, et de Fabrice Geurts, directeur handicap du FIPHFP en Bourgogne-Franche-Comté.
Cette rencontre organisée avait pour objectif de répondre à une question centrale : comment la politique handicap peut-elle renforcer à la fois l’efficience et l’attractivité de la Fonction publique ?
Une offre de service structurée pour répondre à toutes les situations
Ce rendez-vous a permis de rappeler un message essentiel : aujourd’hui, la politique handicap est un levier stratégique de la gestion des ressources humaines. Grâce à l’action du FIPHFP, les employeurs publics disposent d’une offre de services riche, souple et évolutive, capable de répondre à la grande diversité des situations de handicap, des plus simples aux plus complexes.
Qu’il s’agisse d’une problématique physique, psychique, sensorielle ou d’un trouble cognitif, des solutions existent. L’offre du FIPHFP s’appuie sur un catalogue d’aides financières et techniques et sur un réseau d’acteurs compétents.
Mais pour l’employeur, cette richesse peut parfois apparaître complexe. C’est là que le rôle de Cap Emploi est déterminant.
Cap Emploi : le point d’entrée unique de l’accompagnement
Un point a été largement souligné : les employeurs publics n’ont pas à connaître l’ensemble des dispositifs ni des acteurs mobilisables. C’est le rôle de Cap Emploi d’être l’interlocuteur unique, chargé d’orienter chaque situation vers l’expertise adéquate. Ce service est préfinancé par le FIPHFP.
Cela permet aux employeurs de se concentrer sur l’essentiel : organiser en interne une culture de la compensation du handicap, créer un climat de confiance, et favoriser l’expression des besoins. Car c’est en instaurant un environnement où les agents osent signaler leurs difficultés que les solutions peuvent être mises en place, à temps.
Prévenir, repérer, agir tôt
La détection précoce des situations est un enjeu clé. Trop souvent, les problématiques de santé ne sont abordées qu’en dernier recours, quand les tensions sont déjà vives dans l’équipe, que les absences se multiplient, ou que la situation s’est fortement dégradée. À ce stade, les marges de manœuvre sont réduites et les risques de rupture accrus.
Former les managers de proximité à repérer les signaux faibles est donc essentiel : ce sont eux qui, au quotidien, peuvent percevoir les premiers signes de difficultés liées à la santé. Ce sont aussi eux qui permettront d’initier, en confiance, un accompagnement adapté.





