Le Handi-Pacte Nouvelle-Aquitaine a organisé jeudi 18 septembre une pause réseau consacrée à l'amélioration de la collaboration entre les référents handicap et la médecine du travail. Cette session, animée par le Dr Marie-Laure Meuleman, médecin du travail au CDG 24, a rassemblé 37 participants issus des trois versants de la Fonction publique pour échanger sur leurs pratiques et clarifier les rôles de chacun.
Une approche globale de la santé au travail
La session a débuté par un échange entre participants sur leurs expériences de collaboration, mettant en lumière les pratiques existantes, les difficultés rencontrées et les besoins d'appui du réseau. Les discussions se sont ensuite orientées vers une définition élargie de la santé au travail, s'appuyant sur la conception de l'OMS qui englobe le bien-être physique, mental et social.
Cette approche globale appliquée au milieu professionnel couvre la qualité de vie de l'agent dans sa globalité : environnement physique, organisation du travail, relations professionnelles et parcours de vie.
Un cadre réglementaire en évolution
Les participants ont exploré les récentes évolutions réglementaires, notamment la réforme de la santé au travail de 2021 (initialement axée sur le secteur privé mais ayant des impacts dans la Fonction publique) et le plan Santé au travail dans la Fonction publique 2022-2025. Ce plan s'articule autour de trois axes stratégiques : développer une culture de prévention, structurer les acteurs de la santé au travail et accompagner les agents en difficulté.
Les obligations légales des employeurs publics ont été rappelées : assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des agents, mettre en œuvre des actions de prévention, adapter l'organisation du travail, aménager les postes selon l'état de santé médicalement constaté, réaliser le Document Unique d'Évaluation des Risques (DUERP) et assurer un suivi médical régulier.
Le médecin du travail, un acteur clé du maintien dans l'emploi
Le Dr Meuleman a détaillé le rôle du médecin du travail articulé autour de quatre missions principales : prévention des risques, suivi individuel, conseil auprès de l'administration et de l'agent, et contribution active au maintien dans l'emploi. La collaboration avec le référent handicap constitue un levier essentiel pour anticiper les risques de désinsertion professionnelle, coordonner les visites médicales et co-construire les aménagements nécessaires avec l'agent et l'encadrant.
L'intervention a également abordé des aspects pratiques : suivi des agents en fonction publique territoriale, Surveillance Médicale Particulière, vigilance sur les postes à risques spéciaux, organisation des visites médicales, constitution d'équipes pluridisciplinaires et mise en œuvre d'Actions en Milieu de Travail.
Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large de professionnalisation des acteurs de la politique handicap, visant à renforcer la coordination entre les différents intervenants pour optimiser l'accompagnement des agents en situation de handicap.




