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Centre-Val de Loire - Retour sur une classe virtuelle référents handicap pour consolider les pratiques

Le Handi-Pacte Centre-Val de Loire a organisé le 18 juin 2026 une classe virtuelle consacrée au rôle de la Référence Handicap Mission, aux pratiques des référents handicap en FPH et à la sécurisation des parcours des agents. Cette rencontre, pensée dans un esprit de co-construction et de confidentialité, a alterné apports théoriques et atelier pratique autour de situations concrètes.

Illustration de personnes qui échangent ensemble

Mieux cerner le rôle de la RHM

La matinée a débuté par un rappel du contexte régional et du cadre d’intervention des référents handicap mission. Les échanges ont mis en lumière les chiffres clés du FIPHFP en région, avec un taux d’emploi direct de 6,09% en 2024, dont 5,21% en FPH, ainsi que les missions principales de la RHM : former, animer le réseau, assurer la veille réglementaire et transmettre l’information.

Un état des lieux du métier a ensuite été partagé, à partir des données EHESP 2022 et du Baromètre Diversidées 2026. Ces éléments ont montré une fonction souvent exercée en plus du poste principal, fréquemment sans temps dédié, et marquée par une forte charge émotionnelle, un manque de reconnaissance, de budget, de formation et de réseau.

Des ressources à mobiliser

La rencontre a également permis de rappeler le rôle des acteurs ressources mobilisables dans l’accompagnement des agents. CAP Emploi 41 a présenté ses dispositifs d’accompagnement vers l’emploi et dans l’emploi, ainsi que son espace compensation pour tester des équipements adaptés.

La MDPH a été présentée comme un guichet unique confidentiel pour l’ouverture des droits, notamment la RQTH, l’orientation, la PCH ou la CMI. Le compte rendu insiste sur le fait que la démarche appartient à l’agent, tandis que la RHM joue un rôle d’orientation, d’appui au dossier et de mise en œuvre des aides en interne.

Deux cas pratiques

Un temps d’atelier a ensuite permis aux participants de travailler sur deux situations concrètes. Le premier cas portait sur Thomas, apprenti en cuisine confronté à une dyslexie, avec des difficultés à lire et comprendre les consignes écrites.

Les échanges ont conduit à proposer un parcours associant l’apprenti, le CFA, l’employeur et la structure, avec un appui de la médecine du travail et de prestataires spécialisés, la formation du tuteur et la mise en place d’adaptations collectives dans l’équipe.

Le second cas concernait Léa, chargée de communication, confrontée à un trouble bipolaire non stabilisé. Les participants ont travaillé sur un parcours progressif et respectueux de l’agent, combinant repérage des difficultés, accompagnement par la médecine du travail, entretien avec le médecin du travail, orientation vers un psychiatre et dépôt d’un dossier RQTH avec l’appui de la RHM.

Sécuriser les parcours

Cette classe virtuelle a mis en évidence l’importance du rôle de la RHM dans la sécurisation des parcours professionnels. Elle a aussi rappelé que la majorité des handicaps restent invisibles et que l’accompagnement repose sur une bonne articulation entre les acteurs internes et externes.

La session s’est conclue par l’annonce d’un prochain rendez-vous du Handi-Pacte Centre-Val de Loire, consacré au recrutement et aux processus internes. La participation, même modeste en nombre, a confirmé l’intérêt des employeurs de la FPH pour ces temps de partage et d’appui opérationnel.

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