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Pays-de-le-Loire - Agir sur l’organisation et le management pour prévenir les risques psychosociaux : une pause réseau interrégionale riche en enseignements

Jeudi 5 février, le Handi-Pacte du FIPHFP en Pays de la Loire a organisé une pause réseau consacrée à la prévention des risques psychosociaux (RPS), autour de la thématique « Agir sur l’organisation et le management pour réduire les risques sociaux ». Mutualisée avec le Handi-Pacte Bretagne, cette rencontre a réuni une trentaine d’employeurs publics des deux régions.

Visuel de l'écran d'un webinaire avec la mentio IA

Une dynamique interrégionale au service de la santé mentale

Cette pause réseau s’inscrit dans un cycle de six rencontres mutualisées entre les Handi-Pacte Pays de la Loire et Bretagne, dédiées à la santé mentale au travail. En ouverture de cette première session, Laurent Félix, Directeur territorial au handicap, a rappelé l’ambition de ce programme 2026 : outiller les employeurs publics pour mieux comprendre et prévenir les risques psychosociaux en agissant en amont sur l’organisation du travail et les pratiques managériales.

Les échanges ont permis de poser un cadre partagé autour de la notion de santé mentale, appréhendée non comme un état figé, mais comme un continuum évolutif. Les participants ont ainsi identifié les différents niveaux de ce continuum, allant d’un état de pleine santé — caractérisé par une humeur stable, une capacité de recul et un sommeil de qualité — jusqu’à des situations de souffrance avérée, marquées par l’anxiété, l’épuisement ou l’incapacité à exercer ses fonctions.

Organisation du travail et management : des leviers majeurs de prévention

Un rappel du cadre réglementaire est venu souligner la responsabilité de l’employeur public, tenu à une obligation de résultat en matière de protection de la santé physique et mentale des agents. La distinction entre Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) et Risques Psychosociaux (RPS) a également été clarifiée : si la QVCT vise une approche globale et positive conciliant performance et bien-être, les RPS renvoient aux dérives organisationnelles susceptibles de générer stress chronique, mal-être et burn-out.

Le stress a été identifié comme un signal d’alerte central. Sur le plan physiologique, les échanges ont mis en lumière le rôle du cortisol : indispensable à court terme pour mobiliser l’énergie, il devient délétère lorsqu’il est sécrété de manière prolongée, avec des impacts directs sur la santé globale des agents.

Identifier les signaux faibles pour agir plus tôt

Un atelier participatif, volontairement provocateur : « Comment être certain de contribuer à la dégradation de la santé mentale de vos agents ? » a permis aux participants de recenser les principaux facteurs de stress au travail :

  • objectifs irréalistes,
  • injonctions paradoxales,
  • surcharge de travail,
  • isolement social
  • inadéquation entre missions et moyens.

Cette mise en situation a souligné l’importance de la détection précoce des signaux faibles.

Ces signaux ont été structurés en trois grandes catégories :

  • comportementaux : isolement, retards répétés...
  • cognitifs : erreurs inhabituelles, perte de concentration
  • physiques : fatigue visible, plaintes somatiques.

Leur repérage, par les managers, collègues ou référents handicap, constitue un levier essentiel pour prévenir l’aggravation des situations et favoriser un environnement de travail protecteur.

Avec près de 35 employeurs inscrits issus des trois versants de la Fonction publique, cette pause réseau a confirmé l’intérêt des employeurs publics pour des temps d’échanges concrets, favorisant le partage de pratiques et la montée en compétences collectives sur les enjeux de santé mentale au travail.

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