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Foire aux questions

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Thématique : La règlementation
Nombre de résultats : 16

Je suis une personne handicapée. Puis-je demander une aide au FIPHFP ?

Non. C’est l’employeur qui fait la demande d’aide au FIPHFP, c’est lui qui est remboursé pour l’adaptation du poste sur présentation de factures.

Quelles politiques la fonction publique met-elle en oeuvre pour les personnes qui ont une pathologie chronique et notamment le VIH ; ces maladies sont elles intégrées dans le cadre du handicap ?

Pour le loi du 11 février 2005, "Constitue un handicap…, toute limitation d’activité ou de restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive,d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant". Les pathologies chroniques évolutives, et notamment celles résultant du VIH, constituent donc bien un handicap dont la reconnaissance administrative peut être établie par la MDPH.

Déficiences intellectuelles, cognitives… vulnérabilités psychiques… et positionnement des fonctions publiques pour des intégrations de ces candidats ?

Les déficiences intellectuelles, cognitives, ainsi que les vulnérabilités psychiques constituent des handicaps bien connus. En revanche, les implications professionnelles de ces handicaps sont variables, et surtout les conditions et les modalités souhaitables d’accompagnement en milieu professionnel des personnes qui connaissent ces handicaps doivent faire l’objet d’une définition au cas par cas. Le FIPHFP s’attache, en collaboration avec les acteurs concernés, et notamment les associations, à définir des dispositifs adaptés d’accompagnement favorisant une meilleure insertion professionnelle des personnes.

De quels soutiens techniques au développement d'une "politique handicap" peut disposer un hôpital afin de créer une réelle culture d'entreprise sur cette question ? existe t il un répertoire des différents interlocuteurs potentiels à un niveau local sur la mise en place d'aides techniques au maintien dans l'emploi ? quelles articulations entre MDPH, employeur, FIPHFP, SAMETH et autres pas encore connus ?

Tout employeur public peut mobiliser les financements du FIPHFP pour sensibiliser son personnel aux problématiques du handicap. Le FIPHFP peut également financer une étude diagnostic de la situation de l’employeur vis-a-vis de l’obligation d’emploi. Cet état des lieux doit être à l’origine d’une réflexion sur la mise en oeuvre d’une politique handicap et servir de support à une éventuelle convention avec le FIPHFP. Le site du FIPHFP offre également la possibilité de connaître certains acteurs locaux du handicap, même s’il ne prétend pas à ce stade à l’exhaustivité.

Comment mêler précarité statutaire et financière avec handicap, santé, cohésion, objectifs ambigus, stratégies, voire ambitions individuelles et collectives antagonistes tout en tentant de maintenir, voire initier un dialogue social efficient et un esprit d'équipe productif ? Quelles sont les modalités et méthodologies d'évaluation(s) employées par les employeurs en vue de titularisation ou non des travailleurs handicapés recrutés par la voie contractuelle ? Et dans quelle mesure les aides à l'embauche et au maintien dans l'emploi, voire les exonérations sont-elles versées ?

Les bénéficiaires de l’obligation d’emploi peuvent être recrutés dans les fonctions publiques par la voie contractuelle ouvrant droit à titularisation en vertu des dispositions du décret 95-979 du 25 août 1995. Le candidat doit remplir les mêmes conditions de diplômes ou d’équivalence que celles exigées pour les concours externes. Les candidats sont recrutés sur la base d’un contrat d’une durée égale à celle d’un stagiaire issu d’un concours externe. Au terme du stage, l’autorité disposant du pouvoir de nomination apprécie l’aptitude professionnelle de l’agent. Cette appréciation se fait par un jury qui évalue les compétences professionnelles développées par l’agent au cours du stage. Si cette évaluation est positive, l’agent est alors titularisé. Dans le cas contraire, le stage peut être reconduit.

Actuellement en formation CSCD mon souhait est que pour le mois d'avril 2010 je puisse trouver un travail en télé-conseillère en tant que travailleuse handicapées. Penser vous que ce soit possible ?

La formation suivie permet d’accéder, notamment, à la fonction publique. Être titulaire de la RQTH est nécessaire, ainsi que votre inscription à Pôle Emploi.

Quelle place pour le handicap dans la fonction publique hospitalière ?

En 2008, le taux d’emploi de bénéficiaires de l’obligation d’emploi dans la fonction publique hospitalière était de 4,45%.

Mise en place du FIPHFP à La Poste ?

L’Exploitant public La Poste, comme tout les employeurs publics bénéficie des financements du FIPHFP. Une convention entre le FIPHFP et La Poste à d’ailleurs été signée le 31 décembre 2009.

La fonction publique hospitalière se distingue des autres fonctions publiques par une fort taux de maintien dans l'emploi de ses propres agents rencontrant une situation de handicap. Le recrutement externe de travailleurs handicapés est par contre limité. Cette situation sous-entend donc une politique forte sur le maintien à l'emploi des travailleurs hospitaliers en situation de handicap. Celle-ci contribue-t-elle pas à préparer et augmenter l'emploi de travailleurs handicapés ?

Le nombre de personnes handicapées recrutées tous les ans dans les trois fonctions publiques est supérieur à celui des agents reclassés, même si la situation des employeurs publics hospitaliers conduit à constater une proportion supérieure d’agents reclassés. Toutefois, il n’est pas pertinent d’opposer le recrutement au reclassement. En effet, une politique de recrutement efficace, dans le temps, ne peut se concevoir sans une politique de reclassement professionnel.

La procédure de reclassement statutaire des agents territoriaux reconnus inaptes est lourde (avis CAP, comité médical, médecin du travail, intervention du centre de gestion ou du CNFPT, longue (allers-retours d'avis et de propositions) et exclusivement appréhendée d'un point de vue administratif, alors que les agents et les employeurs doivent agir sans délai. L'obligation de maintien dans l'emploi n'implique t-il pas une modification en profondeur de cette procédure ?

La mise en œuvre du reclassement statutaire est rendue nécessaire à la suite d’une altération brutale ou progressive de l’état de santé d’un agent. C’est encore souvent une procédure administrative longue et complexe. L’un des objectifs prioritaires du FIPHFP est précisément de convaincre les employeurs publics et tous les acteurs de transformer cette procédure administrative en processus de maintien dans l’emploi dont la rapidité, l’efficacité et la réussite repose en grande partie sur la coordination par l’employeur des acteurs et des actions. Il convient également de préciser que le médecin de prévention et de médecine professionnelle peut, sans enclencher une procédure de reclassement statutaire, proposer des adaptations (matérielles, techniques et/ou organisationnelles) du poste de travail afin de maintenir l’agent dans son emploi.

L'impact sur le travail d'un parent d'enfant handicapé est aussi tabou que le fait d'être soi même travailleur handicapé, y a-t-il des droits spécifiques, des aménagements de droit prévus dans ce cadre ?

Le FIPHFP ne s’est pas encore approprié cette problématique importante qui ne semble actuellement trouver des réponses partielles que dans les politiques sociales des employeurs.

Quelle est la place des personnes handicapées dans le cadre des changements en cours dans la fonction publique : suppression de département, passerelle entre les 3 fonctions publiques… ?

L’action du FIPHFP ne peut bien entendu s’abstraire du fonctionnement de chacune des trois fonctions publiques ni des réformes en cours qui peuvent les impacter. La question des passerelles entre les trois fonctions publiques est importante, notamment dans le cadre du maintien dans l’emploi et du reclassement : la mise en place par le FIPHFP des pactes territoriaux qui ont pour vocation la mise en réseau des acteurs et des ressources mobilisables pour accroître l’efficacité des employeurs publics et les échanges de pratiques tant pour faciliter l’accès à l’emploi des personnes handicapées que pour aider au maintien et au reclassement des agents publics.

Pour les recrutement par voie contractuelle il est indiqué à l'article 3-1 du décret 95-979 du 29 août 1995 que "L'appréciation des candidatures est faite sur dossier par l'autorité ayant le pouvoir de nomination. Elle peut être complétée par des entretiens." Nous travaillons actuellement sur la campagne de recrutement d'enseignants pour le Ministère de l'Agriculture (PLPA et PCEA). Les années précédentes les candidats recrutés par la voie contractuelle n'ont passé qu'un entretien de 20 minutes à l'oral sans véritablement contrôle des connaissances. Or il s'avère que certains sont très loin d'avoir le savoir dans la discipline et quand la personne est devant une classe de 20 ou 30 élèves, si elle ne possède pas la discipline, ça ne se passe pas bien qu'elle soit handicapée ou valide. Nous envisageons de modifier l'épreuve de sélection en introduisant une épreuve écrite portant sur la matière en plus de l'entretien (sans idée de classement à partir de cette épreuve), l'article 27 de la loi du 11 février 2004 modifié semble le permettre. Toutefois nos collègues de l'EN que j'ai contacté se refusent à soumettre une épreuve écrite. A mon sens, si l'on recrute des personnes handicapées sur la base de leurs compétences, encore faut-il pouvoir la mesurer et il me semble que le terme de "L'appréciation des candidatures" du décret de 95 signifie "avoir le droit de participer à la mise en concurrence avec les autres candidats". C'est différent des modes de sélection des candidats retenus - mode de sélection qui comprend l'entretien mais également des épreuves écrites si l'on pense que cela peut éclairer davantage le choix du jury. Qu'en pensez-vous ?

La spécificité du recrutement contractuel est justement de ne pas être un recrutement par concours : l’appréciation des candidatures est faite sur dossier par l’autorité ayant le pouvoir de nomination. Elle peut être complétée par des entretiens. L’article 27 de la loi de 2004 qui renvoie à l’article 3-1 du décret 95-979 ne permet rien d’autre :

  • la sélection des candidatures est faite sur dossier : l’administration apprécie la valeur du candidat à partir de son dossier
  • l’entretien ou les entretiens (qui ne sont pas obligatoires d’ailleurs) permettent à l’administration de confirmer (ou non) l’appréciation qu’elle porte sur le candidat. Par ailleurs, les candidats au recrutement contractuel doivent justifier des mêmes diplômes ou niveau d’étude que ceux exigés des candidats au concours externe et l’administration doit vérifier que cette condition est remplie. Mettre en place une épreuve écrite pour contrôler les connaissances des candidats et permettre une mise en concurrence des candidats, reviendrait à mettre en place une épreuve de concours.

Je suis de la fonction publique d'État et je me trouve confrontée sur le terrain au problème suivant : - c'est vrai que dans notre Administration, les moyens mis en œuvre pour faciliter les conditions de travail (aménagement du poste, outils informatiques de plus en plus performants, etc….. tout ce qui relève des nouvelles technologies) sont largement mis en place. Mais… car il y a malgré tout un Mais avec un M majuscule à savoir : - l'absence d'accompagnement notamment chez les jeunes collègues handicapés. J'ai quelques cas, tous ont un point commun "la discrimination professionnelle et leur profonde solitude". On part du principe qu'ils ont un joli petit bureau bien aménagé avec des outils performant et "Y A PLUS QU'A" ! Je ne suis pas handicapée physique, mais il n'est pas nécessaire de l'être pour comprendre que sans accompagnement, sans le travail en équipe, même armé(e) d'une solide volonté, c'est très difficile de progresser. Actuellement, l'accompagnement c'est comme l'argent "on ne prête qu'aux riches".

Comme vous avez pu le constater le FIPHFP a fait de cet enjeu de la proximité pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, le sujet de la deuxième table ronde du Colloque. Dans les grandes organisations notamment il s’agit en effet d’un préalable à la réussite de l’insertion : c’est la raison pour laquelle nous demandons à tous les employeurs avec lesquels le FIPHFP passe convention de désigner un ou plusieurs correspondants handicap dont les coordonnées mail figurent sur le site du FIPHFP.

1 - Comment un établissement (employeur) peut-il définir et prévoir les postes (nature et nombre) à offrir à des travailleurs handicapés ? Y a-t-il une méthodologie ? 2 - Il me paraît fondamental, dans une politique de recrutement des personnes handicapées, de ne pas mélanger les genres : il ne faut pas amalgamer ce qui relève du social, du médical et du handicap. Selon moi ce sont 3 dimensions très distinctes. Une personne handicapée n'est pas nécessairement une personne malade avec un problème social.

L’emploi des personnes handicapées ne relève en effet ni du social, ni de la charité, mais bien de la gestion des ressources humaines. Pour chaque employeur en effet, l’insertion des personnes en situation de handicap relève d’une politique d’ensemble qui inclut notamment l’aménagement du poste de travail et l’organisation du travail, mais aussi la formation, le déroulement de la carrière, l’accessibilité physique des bâtiments pour permettre un cheminement jusqu’au poste de travail. C’est donc bien un volet à part entière de la politique de gestion des ressources humaines des administrations et des collectivités, et cela peut aussi être un objet de dialogue social.