Didier C.

Masseur kinésithérapeute au Centre Hospitalier de Cholet

Témoignage vidéo

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Transcription

Cholet centre hospitalier vous accueille.

Didier Cauret, masseur-kinésithérapeute, la soixantaine grisonnante, aide une patiente à s’asseoir sur un lit médicalisé. Il lui prend ses béquilles.

Didier Cauret: Ça va l’installation ?

Patiente : Oui merci.

La patiente allongée, Didier lui pose une atèle au pied droit.

Didier Cauret

J’étais sur Angers, j’étais kiné libéral dans une grosse clinique, j’étais kiné du sport. En 1997, j’ai eu un accident vasculaire. J’ai fait une récidive, j’ai eu des gros problèmes de vue. J’ai une vision très centrale en cône. Quand je vous regarde je ne vois pas l’environnement. Il y a des jours avec, il y a des jours sans, mais le fait de pouvoir travailler c’est extraordinaire.

Stéphanie Gaston, Directrice des Ressources humaines

Plutôt que d’arriver à une solution de bout de course en disant vous ne pourrez plus travailler, nous devons vous reclasser sur un autre métier. L’idée c’est de nous dire plutôt accompagnons-les, aidons-les à rester dans leur emploi, ce sont professionnels qui ont des compétences, accompagnons-les pour que leurs compétences soient toujours au service des patients et des usagers au niveau de l’hôpital.

Didier Cauret

L’aide c’est facile à résumer, il y a une aide technique : du matériel adapté au handicap visuel, une loupe électronique, j’ai un poste ordinateur validé pour la basse vision pour que je puisse faire mon travail administratif le mieux possible. J’ai l’autorisation d’utiliser une tablette pour pouvoir travailler, c’est mon troisième œil. J’ai un dialogue permanent avec la médecine du travail. J’ai des horaires adaptés par rapport aux horaires de bus que je prends.

Stéphanie Gaston

On est vraiment sur une démarche individuelle ciblée sur la problématique de l’individu et adaptée à ses besoins.

La main de Didier Cauret glisse sur la rampe.

Ça a un coût mais comme nous avons conventionné avec le FIPHFP , dans le cadre de notre convention on a des actions pour pouvoir justement permettre le maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés, en demandant notamment des études ergonomiques ou médicales.

Didier avance dans un couloir. Il sort avec sa canne blanche.

On ne pourrait pas faire sans partenaire, on ne connaît pas tous les types de matériels qui peuvent exister pour être adaptés aux professionnels, mais d’avoir une compétence spécifique pour nous accompagner c’est indispensable.

Didier tape à l’ordinateur.

Didier Cauret

Si on ne m’avait pas aidé à faire tout ça, je crois que j’aurais arrêté de travailler. Tout seul on ne peut pas, je crois que c’est ça le message. S’il n’y a pas une structure administrative, un outil de travail, des collègues qui acceptent les différences, on se sent mis à part. Alors que si tout le monde joue le jeu, on peut travailler ensemble, et faire passer l’information que le handicap ce n’est pas un souci, ça se travaille, on est aidé et on peut mener une vie tout à fait normale. 

Le FIPHFP

  • accompagne tous les employeurs publics,
  • facilite le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap,
  • finance les compensations.

Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce film et particulièrement Didier Cauret, Stéphanie Gaston, Christelle Scala, le service de rééducation et réadaptation fonctionnelles du CHU de Cholet, le service de psychiatrie secteur 9 du CHU de Cholet.